Archive for mai 2010

Ho !

mai 30, 2010

Niquthalope

grosse à lorgne

pogne ta corne

crack à porc

comme à tord

vaque fort

à ta cogne

pour ta paume

compte les morts

et remords

trop à corps

des gros rebords

sous les rôles

 à tous  pôles

hissent à bords

croquemort

sent le faune

de peau en pores

et s’escalope

à l’assaut

encore

et hop hop hop !

« La Bonne Action… ou la B.A »

mai 25, 2010

 

Lumières, rougeoiements dans le crépuscule de la nuit.

D’abord une, deux puis d’innombrables gouttes rouges de pluie

Se succèdent à une vitesse effarante :

Des mobiles roulent, de près se suivant…

Comme pour une longue migration,

Ils poursuivent la même destination,

D’instinct ? Non ! Ce voyage n’est pas sans raison,

Il porte en lui des affres, des perditions,

Une ineffable tristesse, une terrible émotion.

L’inéluctable cortège prolonge son voyage,

Qui n’a d’ailleurs plus d’âge.

Chaque année il se reproduit,

Chaque année il ne crée guère l’envie.

Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux,

Le cœur lourd mais le geste généreux,

À effectuer pour le gouvernement, leur bonne action,

(Bien mal récompensée) : déposer leur imposition !

 

(PS  Petit rappel avant la date fatidique !!)

Jadis

mai 18, 2010

Insolent, somnolence et dolence : tes créances,

Tu pourfends donc ainsi qui ? Toi et les mêmes

Qui naquirent il y a longtemps, ce siècle

Dépassé où vous faisiez la pluie, le beau temps ?

Ce temps jadis,

En dorée tunique, vous faisiez danser oiselles,

Et gents gens. Sous la blanche ombrelle, miroitaient

 Les fûts, verres et couverts d’argent ; se levait

Gentiment la soubrette et vous l’embrassiez

L’air fol, léger.

L’esprit aux facondes, de paroles abreuviez

Ceux qui ne vous aimaient mais qui, précieux servaient !

Clique claquante et clinquante vous ne faisiez…

Pas rêver mais envier ! De trop loin, brillait

Un vrai faste,

L’ombre du miracle, aux yeux de tous visible

Et rend grâce à cette éternelle mélancolie

Qui vous affectait ; Cette belle générosité

Qu’envers plus pauvres vous daigniez manifester,

que vous montriez

A grands effets. De belles parures à vifs éclats

Eclaboussèrent, quelques gouttes ici et là

Fusèrent, telles des mèches, enflammèrent ragots

Et firent le feu de multiples et lyriques échos.

Des scandales

Financiers et ces tas de pauvres qui crevaient !

Lentement absorbés, vous faisiez le lit

D’une nouvelle classe, plus rapace, efficace,

Qui vous dépeça mais géra vos patrimoines,

Qu’elle fructifia

Plus pragmatique, cette nouvelle espèce,

Preste, ne se chargea que de l’argent, simplement.

A l’ombre des regards, elle opère, fiduciaire,

Plus prospère, elle manœuvre, influence,

Sans état d’âme

Et librement sous les yeux plus qu’affectueux

De ces « grands ». Aucune limite à son audace !

Comme très loin le temps où misère grande,

Et pourtant, ne le serait-elle pas  tout autant ?

*

(Nettement plus court !)

Quiproquo

 

Boa

Moi

Quoi ?!

 

Prière

mai 13, 2010

Un abîme de renoncules

Et perdu dans un vaste dédale,

il pleut des pétales.

Blanches et oisives, elles chutent.

                           *

Un gouffre parfumé qui s’ouvre,

corolle et cohorte de sentiments :

le cœur enfin s’éprend

et s’emplit, mille pensées douces.

                          *

Loin l’amertume et la brume

De l’ennui, l’envie de vivre,

Sentir, enveloppe vive

Qui ploie sous des doigts funambules.

                           *

Un bonbon rond ondoyant le temps

D’une langue, fond sirupeusement,

Tout au delà tirant

un par un, tout à soi réduisant.

                           *

Reste, reste, reste et donne,

tout à tous, monde des hommes,

donne l’amour pas l’aumône,

reste, reste, proche homme et donne.