Archive for the ‘actualité’ Category

Promos pour gogos

juin 9, 2010

Du rêve à bon marché, profitez !

La pelouse est douce, comme inclinée

vers vous, voilà, vouàlez : voulez-vous

laisser aller à nos volontés ?! Dormez ! Ronflez !

 

Allons, domptez ces velléités

qui de la pointe du crâne mou

tâchent à la surface de remonter

Et de crever l’abcès de l’avale tout-tout-tout.

 

Comment donc adopter, s’adopter ?

Bannissez l’égo, haïssez « le »,

votez « les », tous pareils, formatage

et élevage, de la nation : les mamelles.

 

Comment donc élever, s’élever ?

Super nenni-nounou pour montrer

un très unique savoir faire

pour tout tous, ce même m’aime m que tes meuh!

 

A présent que vous vous reflétez,

vous repaissez de : vous tu je nous,

pendant ce temps, nous pensons à vous

et vous, pas à nous du-du tout, maintenant : payez !

 

« La Bonne Action… ou la B.A »

mai 25, 2010

 

Lumières, rougeoiements dans le crépuscule de la nuit.

D’abord une, deux puis d’innombrables gouttes rouges de pluie

Se succèdent à une vitesse effarante :

Des mobiles roulent, de près se suivant…

Comme pour une longue migration,

Ils poursuivent la même destination,

D’instinct ? Non ! Ce voyage n’est pas sans raison,

Il porte en lui des affres, des perditions,

Une ineffable tristesse, une terrible émotion.

L’inéluctable cortège prolonge son voyage,

Qui n’a d’ailleurs plus d’âge.

Chaque année il se reproduit,

Chaque année il ne crée guère l’envie.

Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux,

Le cœur lourd mais le geste généreux,

À effectuer pour le gouvernement, leur bonne action,

(Bien mal récompensée) : déposer leur imposition !

 

(PS  Petit rappel avant la date fatidique !!)

« Bonne Année ? »

décembre 19, 2009

Le nouvel an,

Pourquoi nouveau ?

Rien de neuf pourtant…

Le père Noël et ses cadeaux ?

Cette année, est demandé, en priorité :

Emploi, salaires décents et la paix,

Paix dans le monde, de la solidarité,

Un mode de vie assurant le futur,

Que nos enfants respirent, hument l’herbe verte,

S’abritent sous de vraies ramures,

Que coexistent encore toutes les espèces,

Qu’harmonie avec nature,

Règne pour les autres à venir !

Tant de rencontres restent à faire,

Tant à découvrir !

Père Noël, rien que pour çà

Vous devriez exister !

Las ! Il faut vous réinventer

Et ce qui apparaissait

Somme toute légitime et normal,

Est devenu l’objet d’un vœu,

Pas pieux, pas pieux mais sérieux.

Sur ce : « Bonne Année ! », fêtez,

Vivez les retrouvailles, faites bombances,

Que victuailles soient abondantes

Car après tout cela n’arrive qu’une fois par an,

Et que vive aussi l’instant, si possible, joyeusement !

« Bonne Année à tous et joyeuse blogosphère !!! »

Il, ils…

décembre 16, 2009

Le froid dehors

et toi…

Des lueurs

et le bleu

tes yeux

perdus en cette nuit

ou nus presque ils grelottent

ou sous les cartons il,

ils fuient se pelotonnent

sous cette neige qui fond.

des lueurs

et le bleu

tes yeux

éperdus de douleurs

ce soir la misère

vaincra encore

et entonnera son miserere

dors, dors…

La pénombre s’abat

abat sans bruit

en silence là

il, ils gisent.

 

« Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqués quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause. »

Déclaration du Président de la République avant son élection.

Cette phrase peut être  recopiée dans  les blogs en soutien à ceux là…….. Une belle initiative de Renard : http://feelings.over-blog.fr/

Dialogue de sourds

décembre 4, 2009

– Arrête !
– Quoi ?
– De casser…
– Hein ?
– Tout !
– Tu
n’es plus
notre grand manitou.
– De quoi ?
– De tout,
tu garanties
les actionnaires
à vie…
en jouant des nôtres,
tu n’es
plus notre apôtre !
– J’écoute
mais n’entend.
Je me proclame roi
simplement comme ça,
parce que vous avez voté pour moi.
Je m’arroge tous les pouvoirs.
Je, je, je, je, je
et ceci n’est pas un jeu !
Je vous aime…
et flatte
votre amour de la
propriété,
vos oui pour
chacun pour soi
et rien pour tous.
Me déclare (encore une fois)
votre roi.
Battez vous entre vous
pour tout !
Et de mon petit doigt
réglerais tout ça, mais surtout ne vous
unissez pas,
car je n’aurais plus cet aura !

Mise à mal,

octobre 29, 2009

Je pense à toi,

Même quand je ne dors… Pas.

Somnolence caressée d’un rêve fou,

Un halo de tendresse flou et doux

Qui effleure chaque geste,

Chaque objet imprégné.

Un rempart et une réalité au temps standardisé,

Aux actes mille fois répétés,

Comme un corps spolié, dépouillé,

Cette lame effilée se substitue au vrai.

Le mal est aigu, entré, pénétré…

Culture, entreprise, ton emprise

Anonyme étend son empire

Et de rire, suce et vampirise….

De fait, une sombre histoire de formatage et ratage

D’une mondialisation qui fait ravages

De tout, vous, tous sur son passage.

Coûte que coûte suppléer

Les je, toi, eux, nous, par l’idée

Subreptice d’un oasis communautaire.

Et la famille ? Estampillée, pillée

Par ce remplacé du « votre », usurpée.

L’humain est encore de trop, disséminez !

Recherchée efficacité !…

Reste le dépossédé, carcasse vidée,

 Au plus profond atteint, floué, blousé

Une machine ? Plus rien….

Simple et manichéen….

Et l’amour quand sauv’ qui peut, l’antidote,

D’un organisme usé, un psychotrope.

Tip, top,

Pas flop

La prise du temps retrouvé…

Là, une caresse,

Là, douceur d’un corps

Qui palpite encor’ !

L’être aimé est regardé…

Silence.

Vive la paix !

octobre 13, 2009

« Tout ce qui travaille au développement de la culture travaille aussi contre la guerre. »
Albert Einstein (correspondance avec S. Freud)

Exquis

octobre 8, 2009

iceberg

Exquise banquise

qui s’éguise et s’effile

lentement, sûrement,

plus vite encore

que son temps,

comme une petite mort.

*

Tu t’achemines,

blanche et fine,

de plus en plus fine,

tu glisses et t’érodes…

Tiens ! Un ours blanc encor’

*

Tu tâches mine…

De rien, de plus rien

car en eau te dissémine

et noie. Tiens, un humain !

Et ces vagues qui murmurent…

*

En gestation, dessous l’eau,

un monde nouveau.

Bruits soyeux…

septembre 16, 2009

pas

Bruits soyeux des pas sur la pelouse, l’herbe est de velours ce soir. Les arbres sont comme un décor, ombres découpées et figées sur fond mauve. La lumière se dissout doucement, la nuit tombe.

Bruits soyeux des pas sur la pelouse, les jappements syncopés des chiens, le vrombissement harmonieux et léger des moteurs, leur parviennent telles des effluves de quiétude, des sons qui rassurent en ce crépuscule.

Avec le soir, tombent les sentiments écoulant leur trop plein de journées effrénées, à travailler. Crient les corps meurtris, rythmés aux cadences infernales et devenus ces outils performants mais méprisés puis jetés : les profits sont jugés insuffisants…

Alors les usines crachent leurs ouvriers, anticipent les retraites, elles ne remplaceront pas les postes désormais vacants. L ‘usine fermera et ce sont des jeunes qui n’y croient plus.

Au loin, le doux ronronnement d’une journée qui s’achève : parvenir à aspirer, respirer, s’enivrer de cette douceur…