Archive for the ‘fantaisie’ Category

Une phrase, une !

juin 17, 2010

Numide amène se démène car démuni, emmené se démet mais émet des mets aimé des mémés et éminences mêlées emménage et ménage ses effets un peu enfumé par le fumet de ces fameux mets.

(à dire une dizaine de fois à la suite rapidement et sans se tromper !)

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Ho !

mai 30, 2010

Niquthalope

grosse à lorgne

pogne ta corne

crack à porc

comme à tord

vaque fort

à ta cogne

pour ta paume

compte les morts

et remords

trop à corps

des gros rebords

sous les rôles

 à tous  pôles

hissent à bords

croquemort

sent le faune

de peau en pores

et s’escalope

à l’assaut

encore

et hop hop hop !

Jadis

mai 18, 2010

Insolent, somnolence et dolence : tes créances,

Tu pourfends donc ainsi qui ? Toi et les mêmes

Qui naquirent il y a longtemps, ce siècle

Dépassé où vous faisiez la pluie, le beau temps ?

Ce temps jadis,

En dorée tunique, vous faisiez danser oiselles,

Et gents gens. Sous la blanche ombrelle, miroitaient

 Les fûts, verres et couverts d’argent ; se levait

Gentiment la soubrette et vous l’embrassiez

L’air fol, léger.

L’esprit aux facondes, de paroles abreuviez

Ceux qui ne vous aimaient mais qui, précieux servaient !

Clique claquante et clinquante vous ne faisiez…

Pas rêver mais envier ! De trop loin, brillait

Un vrai faste,

L’ombre du miracle, aux yeux de tous visible

Et rend grâce à cette éternelle mélancolie

Qui vous affectait ; Cette belle générosité

Qu’envers plus pauvres vous daigniez manifester,

que vous montriez

A grands effets. De belles parures à vifs éclats

Eclaboussèrent, quelques gouttes ici et là

Fusèrent, telles des mèches, enflammèrent ragots

Et firent le feu de multiples et lyriques échos.

Des scandales

Financiers et ces tas de pauvres qui crevaient !

Lentement absorbés, vous faisiez le lit

D’une nouvelle classe, plus rapace, efficace,

Qui vous dépeça mais géra vos patrimoines,

Qu’elle fructifia

Plus pragmatique, cette nouvelle espèce,

Preste, ne se chargea que de l’argent, simplement.

A l’ombre des regards, elle opère, fiduciaire,

Plus prospère, elle manœuvre, influence,

Sans état d’âme

Et librement sous les yeux plus qu’affectueux

De ces « grands ». Aucune limite à son audace !

Comme très loin le temps où misère grande,

Et pourtant, ne le serait-elle pas  tout autant ?

*

(Nettement plus court !)

Quiproquo

 

Boa

Moi

Quoi ?!

 

Indéfectible soutien…

octobre 6, 2009

 

   Vie palpitante, à droite, à gauche, milieu, tournez s’il vous plaît !

    Ririse à monsieur, bonjour à la dame. L’accueillir du mieux possible, soyez très accessible, bien sous tout rapport encor’ et encor’.

   Tenue parfaite, accordée au mobilier, propre et nette. Accepter les remarques sur votre marque.  

   Etre constamment stable et surtout près d’une table. Point trop large, ni trop grande, soyez confortable, à l’aise en tous milieux, faîtes de votre mieux.

    Soyez solide en toutes circonstances cependant gardez vos distances : l’alignement doit être parfait, ne soyez donc pas négligé.

    Parfois vous serez malmené, mais toujours là quel qu’il soit !

   Songez à partir, quand trop faible vous ne supporterez plus le poids. Le poids des années et comme tout mobilier vous quitterez cette vie à jamais !

   Chaises je vous ai tant aimées….