Posts Tagged ‘poésie’

Souveraine

juin 19, 2010

Lumière divine, opaline

Quand elle perce et traverse

Les lais de coton jaunis,

Elle enjolive les grandes baies.

~

Une traversière des âmes

Qu’elle émeut, impavide

Et qui s’abandonnent calmes,

A ses bras translucides.

~

Une pointe d’éclat qui

Dissèque et disloque

Là, un feuillage exquis

L’illumine telle breloque.

~

Souveraine fascinante,

Elle fissure, déstructure, ploie

Sous son aile aérienne,

Proie des idées illusoires.

~

Fantasmagorie des sens,

Elle se rit des forts esprits,

De l’imaginaire qui la suit,

Et tous se plient profondément devant.

(zphoto.fr de Anna C : « lumières » du Pays Basque)

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Mise à mal,

octobre 29, 2009

Je pense à toi,

Même quand je ne dors… Pas.

Somnolence caressée d’un rêve fou,

Un halo de tendresse flou et doux

Qui effleure chaque geste,

Chaque objet imprégné.

Un rempart et une réalité au temps standardisé,

Aux actes mille fois répétés,

Comme un corps spolié, dépouillé,

Cette lame effilée se substitue au vrai.

Le mal est aigu, entré, pénétré…

Culture, entreprise, ton emprise

Anonyme étend son empire

Et de rire, suce et vampirise….

De fait, une sombre histoire de formatage et ratage

D’une mondialisation qui fait ravages

De tout, vous, tous sur son passage.

Coûte que coûte suppléer

Les je, toi, eux, nous, par l’idée

Subreptice d’un oasis communautaire.

Et la famille ? Estampillée, pillée

Par ce remplacé du « votre », usurpée.

L’humain est encore de trop, disséminez !

Recherchée efficacité !…

Reste le dépossédé, carcasse vidée,

 Au plus profond atteint, floué, blousé

Une machine ? Plus rien….

Simple et manichéen….

Et l’amour quand sauv’ qui peut, l’antidote,

D’un organisme usé, un psychotrope.

Tip, top,

Pas flop

La prise du temps retrouvé…

Là, une caresse,

Là, douceur d’un corps

Qui palpite encor’ !

L’être aimé est regardé…

Silence.

Que dire

octobre 18, 2009

*

Que dire d’une aube tombante 

qui délimite cette rivière de feuilles

fragiles et frémissantes au vent

encombrantes d’éphémère.

*

Fines et aiguës ces vertes perles

vibrent, bruissent, déliées comme des gouttes

à peine tâches ombrées, fixées de part et d’autre

de fines branches qui s’amenuisent…

*

Ramures qui s’esquissent, légères,

serties d’un cadre que sont ces fenêtres

ouvertes sur de délicats paysages

qui de la cité, révèlent un autre visage.

*

Celui d’une nature qui persiste

et se révèle, paradoxe

jusqu’à suggérer de l’exotisme,

contré par du béton, des murs de pierres.

*

Informe, uniformisation de blocs carrés

que sont ces immeubles,

ces habitations formatées

que ne viennent égayer des parois aveugles…

*

Murs démunis de ces yeux fenêtres

où des pupilles que sont les gens

prennent place et embellissent

de brouhahas et de joyeuses paroles…

*

Mortes ces places où voitures abondent,

conserves d’humains qui s’empilent,

cités dortoirs qui comptent

des heures de travail, de trajets à la con

*

qui gaspillent l’énergie, les énergies

dilapidant les forces, les envies

usent les organismes,

les projets, tout ce qui fait la vie…

*

Et puis, ces fines branches déployées

dont la beauté des feuilles ciselées

vous rappellent à l’instant d’un présent

sublime, léger et vivant…

Tire là, tirelire…

septembre 14, 2009

tirelire

 

Je soudoie

Tu sous moi

Me soumets

“Bien à vous”

Mais tes sous

A tes yeux

Du dessous

Tire à tout

Et amour soutire…